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Lyphome anaplasique à grandes cellules sur implants

 Les cancers du sein sont des tumeurs fréquentes. Ils touchent une femme sur 9 ou sur 10, soit 40 à 50 000 nouveaux cas par an en France. Parmi eux, les plus fréquemment retrouvés sont les cancers canalaires et les cancers lobulaires. Le lymphome anaplasique à grandes cellules se présente le plus souvent comme une tumeur attachée à la capsule, présente autour de la prothèse. Parfois seul un épanchement de liquide très abondant autour de l’implant va donner l’alerte.L’augmentation de volume unilatérale, le caractère récidivant après ponction de cet épanchement liquidien, doit faire évoquer cette maladie.

Le risque global reste néanmoins très faible, puisqu’il est compris entre un cas sur 500000 et un cas sur 3 millions de patientes. 80 % des cas sont décrits aux États-Unis et seulement 20 % dans le reste du monde dont l’Europe. En France, on ne retrouve à ce jour, que neuf cas Le diagnostic est parfois difficile, car il faudra prélever la tumeur et l’adresser avec des informations cliniques précisant la possibilité de cette maladie afin que l’anatomopathologiste réalise les examens nécessaires pour en confirmer le diagnostic. Il faut demander à l’anatomopathologiste la recherche de lymphome anaplasique à grandes cellules ALK négatif CD 30 positif. Sans ces marqueurs spécifiques, le diagnostic est impossible. Un réseau spécialisé « LYMPHOPAT » est en place en France, et il faut demander la relecture systématique des lames par un membre de ce réseau pour confirmation et compilation des cas.

Le traitement de cette maladie consiste à pratiquer l’ablation de la tumeur au large avec toute la coque péri prothétique. Quand cela est réalisable le taux de guérison est très élevé. Quand une lésion intra mammaire ou à distance est présente, il s’agit alors d’une maladie à histoire naturelle différente, qui nécessite un traitement carcinologique au sein d’une équipe spécialisée dans le traitement des lymphomes. Le problème essentiel reste donc le diagnostic. Il ne faut pas passer à côté de la maladie que l’on pourrait prendre pour un simple syndrome inflammatoire. Il faut agir et prélever la tumeur ou la coque péri prothétique au moindre doute. La recherche ciblée des marqueurs ALK1 négatif et CD 30 doit être effectuée.

Cette maladie semble être induite par l’inflammation qui est créée par la surface des implants. Des cultures tissulaires suggèrent une possible et rare prédisposition génétique. Le biofilm péri prothétique pourrait aussi jouer un rôle. Mais c’est surtout lorsque la texture périprothétique est importante que cette pathologie semble apparaître. C’est le cas pour les surfaces fabriquées avec du « sel perdu » qui donne une surface très rugueuse qu’on retrouve sur les modèles macrotexturés , qui sont incriminés dans plus de 80 % des cas décrits dans cet article. En conclusion : le lymphome anaplasique à grandes cellules est une nouvelle entité carcinologique à part entière, dont l’origine est souvent multifactorielle. Le facteur étiologique principal commun semble être la surface texturée des implants mammaires et l’inflammation qui en découle. Le contenu des implants n’est pas incriminé. La présentation clinique est variable, d’une très lente évolutivité à des cas à évolution fulminante.

En conclusion : le lymphome anaplasique à grandes cellules est une nouvelle entité carcinologique à part entière, dont l’origine est souvent multifactorielle. Le facteur étiologique principal commun semble être la surface texturée des implants mammaires et l’inflammation qui en découle. Le contenu des implants n’est pas incriminé. La présentation clinique est variable, d’une très lente évolutivité à des cas à évolution fulminante. Pour la plupart des patientes cette lésion reste localisée au sein et donc facilement accessible au traitement chirurgical. Pour les autres cas le pronostic peut-être plus réservé. Le délai entre la pose des implants et l’apparition de la maladie est extrêmement variable de quelques mois à plus de 25 ans.

Etant donnée la rareté de cette pathologie il faut surtout sensibiliser et informer tous les acteurs de ce suivi, ceci afin de ne pas passer à côté du diagnostic et donc ne pas prendre un retard thérapeutique qui pourrait être délétère pour la patiente. INFO INCA

En France, suite au diagnostic d’une forme rare de lymphome, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) du sein, chez des femmes porteuses d’implants mammaires, une surveillance particulière a été mise en place en 2011 par l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM), en lien avec le réseau national expert LYMPHOPATH existant depuis 2009. Depuis, 18 cas qui ont été détectés en France parmi les 400 000 femmes porteuses d’implants mammaires. 173 cas sont recensés dans le monde.Ce dispositif de surveillance a alerté les autorités sanitaires lorsqu’il a comptabilisé 9 nouveaux cas de LAGC sur l’année passée. L’Institut national du cancer (INca) a alors réuni un groupe d’experts pour actualiser ses recommandations. Dans l’avis qui vient d’être rendu public, un groupe d’experts a estimé qu’ »il existe un lien clairement établi entre la survenue de LAGC mammaire et le port d’implants mammaires ». Le groupe souligne que la fréquence de cette complication est cependant très faible. Aucun cas n’est enregistré en France chez des personnes non porteuses de tels implants.Le LAGC associé à un implant mammaire (LGAC-AIM) peut survenir chez des femmes ayant eu un implant mammaire à visée esthétique ou dans le cadre d’une reconstruction mammaire après un cancer du sein. Le port d’un implant macro-texturé était retrouvé dans l’histoire de la majorité des femmes. Si la texture de l’enveloppe de certains implants semble incriminée dans la survenue de ce lymphome, rien ne permet aujourd’hui de conclure sur ses causes. curie.fr

13, avril, 2016

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